RSE et solidarité
Stratégie territoriale

Paris La Défense renforce son engagement pour une construction circulaire

À l’occasion du SIBCA, Paris La Défense a signé, le mercredi 2 septembre 2026, la Charte métropolitaine pour une construction circulaire. Un nouvel engagement qui renforce son positionnement en tant qu’acteur du réemploi et de la circularité.

La Charte de la Métropole du Grand Paris propose aux acteurs de la construction et de la rénovation un cadre et une vision commune autour de la transition vers l’économie circulaire. En signant cette charte, Paris La Défense poursuit une démarche déjà engagée sur ses opérations d’aménagement et ses projets immobiliers.

Une charte pour la transition vers l’économie circulaire

Issue d’un travail collaboratif, la Charte a été adoptée par le Conseil de la Métropole du Grand Paris le 1er juillet 2022. Elle vise à réunir et accompagner les acteurs de la construction et de la rénovation afin qu’ils adoptent des objectifs et une vision commune de la transition vers l’économie circulaire. 

Les principes généraux impliquent notamment de :

  • intégrer les grands principes de l’économie circulaire dans les objectifs et le fonctionnement de l’organisation ;
  • s’engager dans des dynamiques de coopération au service de la résilience du territoire ;
  • engager une démarche d’amélioration continue des pratiques ;
  • expérimenter et développer de nouvelles méthodologies et solutions ;
  • contribuer à la mobilisation de foncier dédié aux plateformes de l’économie circulaire et accompagner le développement d’activités économiques.

Le travail a ainsi fait émerger un socle d’engagements communs, proposé aux différents acteurs de la construction et de la rénovation, tels que les prescripteurs, les maîtres d’ouvrage ou encore les entreprises de travaux.

Une démarche déjà engagée sur le territoire

Pour Paris La Défense, cette signature s’inscrit dans la continuité des actions et des dispositifs mis en place au fil des années. « Mieux construire, exploiter et aménager » constitue d’ailleurs le premier pilier de sa raison d’être. L’établissement s’illustre à travers ses projets d’espaces publics, mais également par l’accompagnement des acteurs engagés sur le territoire.

Des rénovations d’espaces publics en circuit fermé

Plusieurs opérations conduites par Paris La Défense illustrent déjà l’engagement de l’établissement :

  • Michelet :  50 % des revêtements seront réemployés. Les pavés existants sont déposés, nettoyés puis réemployés dans le nouvel aménagement des espaces publics ;
  • Le Parc : ce projet d’envergure prévoit la réutilisation sur place ou pour d’autres secteurs de mobilier urbain (lampadaires, bancs, tables, transats) et de dalles issues des aménagements existants. Les terres et substrats présents sur le site seront également conservés et réutilisés lorsque leur qualité le permet ;
  • Les Groues : les terres excavées sont valorisées et réutilisées dans le cadre du projet urbain. Plus de 50 % des matériaux de remblais proviennent ainsi du site.

De manière générale, dans la rénovation des espaces publics, lorsque les dalles du quartier d’affaires ne peuvent plus être conservées, elles sont concassées à Nanterre pour produire de nouvelles dalles.

Accompagner les acteurs immobiliers du territoire

Depuis 2023, l’établissement a accompagné, avec la société A4TM, plus de 10 projets, dans le cadre de son Booster du Réemploi. L’objectif de ce programme est de développer le recours à l’achat de matériaux de réemploi et de favoriser les synergies entre opérations du territoire. Des échanges de matériaux entre opérations en rénovation et immeubles neufs se sont ainsi développés, notamment pour les façades et les sanitaires. Cette démarche est pour l’établissement un des outils permettant d’atteindre la RE2020 avec un jalon d’avance, prescription majeure de tous les cahiers environnementaux imposés aux projets immobiliers sur le territoire.

Ces Cahiers des prescriptions environnementales, qui constituent un cadre de référence pour les opérations de construction et de rénovation dans le quartier d’affaires et dans les ZAC Seine-Arche et des Groues, intègrent les ambitions de l’établissement en matière de carbone, de circularité des matériaux, de nature en ville et de qualité d’usage dès les premières étapes d’un projet.

La circularité passe également par la capacité à conserver et transformer le patrimoine bâti existant.

Plusieurs opérations immobilières du territoire en témoignent, comme Lightwell, la restructuration de CB3 ou encore le projet VERSA. Pour les maîtres d’ouvrage, promoteurs et architectes, cette démarche vise à faire de la performance environnementale un critère structurant de la conception, au même titre que les enjeux programmatiques, architecturaux ou économiques. La signature de la Charte métropolitaine pour une construction circulaire vient ainsi renforcer un dispositif de prescription déjà engagé sur le territoire.